C'est contre moi qu'était tournée ma colère, c'est à moi que mes émotions négatives s'attaquaient. Je pouvais donner le sentiment de ne pas vouloir discuter, voire de te faire des reproches, ce n'était absolument pas le cas. Lorsque je me renferme sur moi, que je n'arrive pas à faire sortir ce que je voudrai dire, voire lorque je n'arrive même pas à y voir clair dans ce qui me fait du mal intérieurement, cela nourrit une colère contre moi-même.
Depuis quelques jours, je me sens vulnérable.
J'attendais que tu prennes en considération ma souffrance, mes doutes sur moi, que tu les acceptes, et que tu me cajoles.
Ce qui se passait en moi
Par exemple, voici comment certains mots ont résonné dans mon esprit ce matin :- "Et bien je tente de venir te chercher dans ton trou, mais puisque tu ne veux pas en sortir, je ne peux rien faire pour toi. Tu en sortiras quand tu voudras."
Cela m'a donné l'impression d'entendre : demmerde toi, me dérange pas, je te laisse à tes problèmes. - "Quand on me veut en exclusivité, je fais un pas en arrière" (pour mieux revenir ensuite).
J'ai entendu : tu m'étouffes, laisse moi vivre.
J'ai aussi entendu : je fais marche arrière sur mes engagements et sur nos projections d'avenir, j'ai besoin de faire une pause. - "Dans ces moments, on dirait que tu regresse au stade de L'Enfant qui a besoin d'être cajolé".
C'est exactement ça.
Et j'entend : tu n'es pas un home, tu n'es pas à la hauteur, je ne peux pas construire un couple durable avec un homme-enfant,
Ou aussi : Je ne peux pas être ta mère. - "J'ai l'impression que parfois tu penses avoir du pouvoir sur moi, du pouvoir de me faire du bien."
J'ai entendu : tu as de l'emprise sur moi, tu reproduis ce que mon ex a fait sur moi. Je n'en veux pas. - "Je sens que tu as du mal à me partager, et que ce n'est pas confortable pour toi de me voir faire plusieurs choses à la fois, que tu doivent te couper régulièrement lorsque nous parlons, etc".
J'entends : ne ramène pas tout à toi, il n'y a pas que toi dans la vie, et surtout dans la mienne... J'ai un travail à mettre en place, une formation à suivre, des enfants à élever, une separation à gérer.
Au final, j'entends : je n'ai pas de place pour toi, dans ma vie. Ta présence me pèse...
Voici ce qui assaillait mon esprit en arrière fond :
J'ai le sentiment qu'une distance se crée entre nous depuis quelques jours.
Je souffre beaucoup lorsque je sens que la connection ne se fait pas. Pourtant, nous nous disons de si jolis mots, alors, je te demande pardon, si je ne vois pas assez ces jolis mots, ces beaux moments. C'est ce satané prisme, ce voile de dévalorisation qui, dans ces moments prend le dessus.
J'ai le sentiment que tu prends de la distance depuis quelques jours, que je suis mis de côté, comme si je devenais un "danger" pour toi, je pourrai dire un poids, un boulot, un trou noir...
Est-ce ma "déprime du moment" que tu cherches à fuir pour ne pas qu'elle te contamine ?
Sens-tu que tu t'attaches trop et cela te fait peur ?
Sens-tu que je te soutiens trop et que tu voudrais te débrouiller seule ?
Les mots de ton ex sur le fait que chacun des parents a trouvé un amoureux, et que cela ferait souffrir Balthazar, auraient-ils un effet negative sur nous ?
Ai-je pris trop de place, et tu as besoin de respirer ?
Pardon / Merci
J'ai conscience que ne sachant pas vraiment ce que c'est que d'être aimé, je n'ai surement pas entendu les véritables messages que tu m'envoyais, et que je n'ai gardé que ce que mon Juge Intérieur pouvait analyser et retourner contre moi.Et cela je t'en demande pardon. Ce n'est qu'à la minière, alors que je regardai l'étang et que je sentais ta présence, que j'ai réalisé la bienveillance et le désir que tu avais de m'aider et de m'apaiser. Pardon de m'être ainsi fermé et de ne pas t'avoir écouté et merci d'être Toi.
Et maintenant ?
A nous deux de l'envisager, pour que chacun y gagne en mieux.Cela me plairait que tu reconnaisses que tu y as été fort.
Taire sa colère, ne pas aller à la dispute, a souvent pour conséquence de mettre l’autre à distance.
A chacun ensuite de reconnaître ses torts. Et d’admettre que le conflit est résolu. Car bien se disputer, c’est aussi apprendre à tourner la page.
Exprimer mes besoins plus que mes frustrations.
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