Râler est une conversation très facile. Elle n’appelle personne à réfléchir, à s’investir.
Arrêter de râler, c’est justement se mettre dans une situation de générer du changement. C’est reprendre sa vie en main. Il ne s’agit pas d’accepter tout ce qui ne va pas mais d’identifier les choses qui nous énervent profondément et de se demander ce que l’on peut faire par rapport à elles. « Si vous n’aimez pas quelque chose, changez-le. Si vous ne pouvez pas le changer, changez votre attitude », a dit Maya Angelou (Maya Angelou, de son vrai nom Marguerite Johnson, est une poétesse, écrivaine, comédienne et militante afro-américaine ndlr). En râlant, nous croyons blesser les autres, mais en réalité, nous nous blessons nous-même. Râler, c’est se poser en victime et accuser les autres. Ce qui est le plus souvent inutile et n’aide en rien à régler notre problème.
A un moment pourtant, il faut évacuer la pression. Mais nous pouvons aussi décider que râler n’est plus une option et donc, de ne pas laisser monter cette pression. Nous pouvons régler les problèmes lorsqu’ils sont encore petits, dire les choses tout de suite, avant toute accumulation de rancœur. Plutôt que de dire « vous ne m’aidez jamais, c’est toujours pareil »… mieux vaut également parler au ‘je’ : « je peux plus supporter cette situation ». Exprimer ce que l’on ressent soi sans accuser les autres est un énorme pas en avant.
Quand nous ne râlons plus, il y a plus de blancs dans nos conversations. Il est important de combler ce vide en célébrant les bonnes choses qui nous arrivent - aussi ! - pendant la journée. De parler de ce qui va bien, de ce que nous apprécions chez nos proches, nos amis, nos collègues… Mon rêve serait que toutes les réunions en entreprise commencent par cinq minutes à évoquer ce qui marche. Célébrer permet de se sentir plus fort. Souvent, les gens s’en empêchent car ils se demandent ce que les autres vont penser. Pourtant, personne ne se demande ce que nos collègues vont penser si nous arrivons en râlant au travail dès le matin. Quand nous arrêtons de râler, nous nous rendons compte que notre vie peut être complétement différente. Et que nous avons de bonnes raisons d’en profiter. Comme disait Camus : « Il n’y a pas de honte à choisir le bonheur ».
- Décider que râler n’est plus une option
Il faut avoir vraiment envie d’y arriver. Sinon, vous penserez toujours que vous aviez une bonne raison de râler. Après, ne vous focalisez pas sur les 21 jours. Le tout est de prendre conscience qu’il s’agit d’une habitude dont il faut se sevrer.
- Ne pas baisser les bras en cas de rechute
Il y a des choses à apprendre de chaque râlerie. ‘Qu’est-ce qui me fait râler ? Comment faire pour ne pas me retrouver dans cette situation demain ?’ Peu importe que cela vous prenne 21 jours ou cinq ans pour y arriver, chaque jour passé sans râler sera de toute façon meilleur que le précédent.
- Identifier sa râlerie réflexe
Je suis fatigué », « ça me saoule », « j’ai mal au dos »… C’est notre râlerie la plus récurrente. La mienne, c’était « c’est vraiment le bazar ici ! ». Il est important de comprendre ce qui se cache derrière : moi, ce qui me faisait râler, ce n’était pas tant le désordre, mais le manque de coopération familiale : si je ne rangeais pas, personne ne le faisait à ma place.
- Avoir le mot juste
Durant le défi, on a le droit d’exprimer du mécontentement, de ne pas être d’accord. Mais en ayant le mot juste. Quand nous râlons, nous dramatisons et nous tombons rapidement dans une espèce d’addiction au drame. Avoir le mot juste, c’est aller vers la personne concernée et avoir le courage de lui exprimer clairement les faits et en quoi ils nous dérangent. Et formuler ensuite une demande precise.
Si on s'est fait surprendre par un problème et qu'on sent qu’on est sur le point d’exploser, on peut adopter la méthode suivante : au lieu de râler en accusant les autres, en dramatisant la situation et en exagérant nos propos, on peut exprimer sa colère en gardant le mot juste et en s’exprimant en mode "je". Par exemple, dire "Je n'en peux plus !", "Cela ne me convient pas du tout". Exit les "C'est toujours pareil", "Cela fait 10 000 fois que ça m’arrive" ! »
Si on s'est fait surprendre par un problème et qu'on sent qu’on est sur le point d’exploser, on peut adopter la méthode suivante : au lieu de râler en accusant les autres, en dramatisant la situation et en exagérant nos propos, on peut exprimer sa colère en gardant le mot juste et en s’exprimant en mode "je". Par exemple, dire "Je n'en peux plus !", "Cela ne me convient pas du tout". Exit les "C'est toujours pareil", "Cela fait 10 000 fois que ça m’arrive" ! »
- Relativiser
Il est très apaisant de ne pas faire une montagne de petites choses. La première question à se poser, c’est ‘est-ce que j’ai un problème ?’. Si oui, comment puis-je le résoudre ? Si non, il faut savoir lâcher prise.
- S’autoriser à ruminer… mais en silence
Il n’est pas possible de contrôler notre réaction interne et nos émotions face aux frustrations que nous pouvons rencontrer. Après, nous pouvons choisir d’exprimer notre frustration… ou non. Dans le premier cas, en la mettant en mots, elle devient notre petit drame et nous finissons par croire ce que nous disons : que personne ne nous aide jamais, que les autres sont des incapables… Elle nous impacte alors, ainsi que nos proches. Dans le second, en choisissant de ne pas l’évoquer, on la considère pour ce qu’elle est : une simple frustration. Elle peut alors passer, comme un nuage.
Idée : lister les bonnes choses qui me sont arrivées depuis 3-4 jours, les paroles rassurantes :
- Elle : Si tu n'es plus dans ma vie, je m'écroule complètement,
- Elle : Ecoute ce que je te dis, écoute : je... t'aime... (dans un murmure au téléphone),
- Moi : J'arriverai vers 21.00 - Sa réponse : Bouh !
- Moi : Je suis là dans 20 minutes - Sa réponse : Youpi
- En arrivant chez elle, immédiatement : on peut aller chercher de l'essence, ensemble ? (Une envie de s'eclipser tous les deux venant d'elle),
- Elle : J'ai l'impression que ca fait une éternité que l'on ne s'est pas vu ! J'ai préféré ne pas compter les jours,
- (Au moment de s'endormir) Elle : j'ai besoin de me coller contre toi, d'être tout contre toi.
- (Ce matin au réveil) Elle : j'ai pas arrêté de te coller toute la nuit (NDLR : moi j'adore trop ça... Besoin de contacts, etc),
- Je propose de rester 1 jour de plus, et elle deviant joyeuse à l'idée que je vais passer la semaine chez elle, avec elle...
Pourtant, j'ai du ma; à m'empêcher de penser que :
- Je reçois moins de SMS (0 le matin, 0 le midi...),
- Ses SMS sont moins "amoureux", moins "complices ?",
- Elle me confie moins de choses, aussi bien ses difficultés avec son ex, que ce qu'elle vit au quotidien,
- Elle exprime moins d'enthousiasme et de désir à me revoir.
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