vendredi 2 septembre 2016

Depuis 2 jours, je me sens comme une grosse merde !

Voilà, les choses sont clairement exposées dans le titre : "Je me sens comme une grosse merde".
Je pense qu'en fait la situation est assez simple : Sandrine a fait sa rentrée des classes, elle est très ocupée (ou préoccupée) par ce tournant dans sa vie professionnelle, et donc elle est moins disponible pour moi. En consequence, je redeviens le petit enfant qu'on abandonne et une crise d'angoisse pointe son nez.

Je recommence à ne penser qu'à elle, à ne plus dormer, à avoir du mal à me concentrer, bref en état de dependence, mon esprit ne se focalise que sur cet abandon, et j'échafaude tout une série d'hypothèses et de scenarios dans lesquels, bien sûr Sandrine m'abandonne, tellement je suis lourd, collant, inintéressant et qu'elle a bien mioeux à faire que de rester avec moi.

Je me mets alors à réclamer sans réussir à me contrôler des signes d'attachement, et d'affection, alors qu'elle est en train de lancer sa nouvelle vie professionnelle.
De mon côté, je ne pense qu'à moi :
  • Sa nouvelle vie professionnelle va lui prendre tellement de temps qu'elle ne sera plus disponible pour moi et donc se détournera de moi,
  • Elle sera tellement occupée et investie dans autre chose que notre histoire, qu'elle va s'en détourner,
  • Elle ne m'envoit plus de petits messages toutes les 2 heures, avec ce grain de folie, donc elle redevient "sérieuse" et donc notre histoire ne l'intéressera plus,
  • Entre ses enfants, sa vie professionnelle, son divorce, je n'ai plus de place, d'ailleurs, déjà elle a commence à me sortir de sa vie.
En conséquence, je redeviens geignard, chiant, je me plains, je ne suis plus enjoué, joyeux, je ne lui apporte plus de légèreté, et donc le cercle vicieux de la perte d'estime de moi et de mon image auprès d'elle commence à s'enclancher.
Au télephone, ma voix est monocorde, je n'ai pas d'humour, je suis chiant, plus aucune légèreté, le parfait mauvais compagnon, et je la presse de questions soit disant pour m'intéresser à elle, mais surtout, au fond de moi, pour qu'elle s'intéresse à moi ! (perte de légèreté, moi, moi, moi...)

Autre conséquence, je n'arrive plus à me concentrer sur mon travail, en attente constant d'un message, d'un appel, d'un signe. (Toujours en attente)

Pourtant, les signes j'en ai quelques uns. Au téléphone, elle me redit qu'elle m'aime, qu'elle pense à moi. Mais au fond de moi, je ne la crois pas. Soit je me dis qu'elle n'est pas consciente de son éloignement en cours (moi pas confiance en elle), soit je me dis qu'elle n'ose pas me le dire (je pense à sa place).

En fait, c'est une nouvelle crise de dependence affective qui pointe le bout de son nez. Je n'ai plus ma dose, je vais mal.
Je bafoue tous les accords toltèques :
  • Je me fais des idées,
  • Je pense à sa place,
  • Ma parole n'est pas impeccable,
  • J'ai le sentiment que je pourrai aller jusqu'à une colère injustifiée envers elle, car elle ne me donne pas ce que JE veux...
Mon estime de moi et ma confiance en moi sont mis à mal, d'autant plus qu'en ne travaillant pas (en glandant toute la journée), je ne trouve pas dans mon travail une source de satisfaction, je ne trouve pas de quoi me nourrir intérieurement, et donc je continue de me vider et de me mesestimer.

Il va donc me falloir me nourrir de nouveau intérieurement, retrouver cet estime, et ne pas être en attente sans cesse : sport ? soirée avec mes potes ? méditation ? mes enfants ?
c'est à moi de me nourrir, c'est à moi de m'apporter en premier lieu l'amour dont j'ai besoin. J'ai donné à Sandrine un immense pouvoir sur moi, cela ne peut pas être ainsi sans cesse, sinon, cela risque effectivement de la saouler.
Et tout naturellement, puisque je la laisserai tranquille, je serai moins lourd,
Puisque je m'aimerai mieux, je serai moins en attente de signes,
Je serai plus à même de l'aimer comme elle est et de l'accompagner,
Je retrouverai ma fierté, et serai plus apaisé,
Je retrouverai ma joie de vivre, mon humour, ma légèreté... Bref ce qui fait qu'entre autre, je lui plais...

Il faudrait aussi que je sois plus indulgent avec moi. Oui, j'ai le droit d'avoir des coups de mou, de ne pas être un surhomme tout le temps, de ne pas être en meilleure forme tout le temps. Sandrine me dit que j'ai le droit de cela, et qu'elle le respecte aussi.

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