dimanche 20 septembre 2015

20.09.2015 - Un petit pas supplémentaire ?

Ce matin, Elodie s'est réveillée avec un énorme mal de crâne, une migraine carabinée.
Alcool de la soirée de la veille et médicaments + depression ne doivent pas faire bon ménage. Va-t-elle se donner les moyens d'en sortir ? Se coucher tôt, arrêter de prendre des excitants ou de se mettre dans des situations excitantes émotionnellement (soirée, danse, débordement d'amitié, etc)...

Mais cela n'est pas le sujet de cet article.

Ce matin, elle est donc complètement à plat et est restée au lit alors que les enfants commencaient à se lever et à chahuter.
D'habitude, je me serai occupé de tout en étant aux petits soins, mais aujourd'hui, justement, j'ai mon premier cours de sport à 9h00...
Et bien, j'y suis tout de même allé.

Je lui ai juste dit : "Si tu as besoin de quelque chose, je suis au gymnase, pas loin."
Puis sur le pas de la porte, j'ai ajouté : "T'as pas besoin que je reste, ça va aller ?" (J'insiste, putain, j'insiste pour qu'elle réclame mon aide et fasse que je lui sois utile !!!).
Sa réponse : "Non".
Je pars donc pour mon activité, la laissant déprimée, pleine de doutes, en pleine migraine avec les enfants.

Je pense que c'est important que je sois tout de même allé à mon activité. J'ai réussi à mettre mon être avant les autres et avant Elodie. J'ai accepté de ne pas sacrifier mon emploi du temps, ce premier cours de sport, à materner (aimer ?) Elodie !

J'appréhende un peu mon retour.
J'ai tellement l'impression de l'abandonner.
Peur aussi qu'elle m'en veuille, qu'elle ait une mauvaise opinion de moi, de l'avoir laissée ainsi seule "en galère" avec les enfants, en ne pensant qu'à moi...
Pourtant, je pense que, pour moi, c'était important d'agir ainsi !


Ajout du lendemain
Je suis revenue vers 13h00 puis nous avons vaqué à nos occupations. Chacun d'entre nous était très fatigue et à cran (à cause de la soirée de la veille), mais il n'y a aucune crise.
Le soir, en nous couchant, Elodie m'a parlé du médecin qu'elle avait été voir, du fait qu'elle cherchait un sport aussi à faire, et qu'elle pourrait s'y mettre une fois arrêtée. J'ai realisé que lorsque je lui répondais ma voix était monocorde, entre tristesse et mauvaise humeur. Alors j'ai fait un effort pour tenter de répondre d'un ton enjoué et je l'ai encouragé sur la voie de la guérison de sa dépression (aujourd'hui on peut s'en sortir, les médicaments ne sont pas aussi addictifs qu'auparavant, etc).

J'ai passé une nuit complète de 8 heures, avec juste un petit cachet. Cela ne m'était pas arrivé depuis des mois !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire