Ce matin, lors d'une discussion avec ma mere, j'ai déroulé une synthèse que je souhaite poser par écrit.
J'en discuterai avec ma psy de manière à voir si je ne fais pas fausse route, et surtout, comment advancer avec ça.
J'en discuterai avec ma psy de manière à voir si je ne fais pas fausse route, et surtout, comment advancer avec ça.
Moi
- Cela commence éventuellement par une blessure d'enfance, un sentiment d'abanbon. Ai-je réellement été abandonné, ai-je senti un acte comme étant un abandon, ai-je imagine un abandon ? De qui ? Par qui ? A creuser.
Toutjours est-il que j'ai construit alors ma personne autour de ce sentiment d'abandon - Pour ne plus ressentir le vide de cet abandon, j'ai tout fait pour toujours être regardé, admire, aimé. Bref ne plus jamais me retrouver seul.
- J'ai délaissé mes besoins, je ne me suis plus écouté, préférant écouter les besoins que je supposais (ou croyais deviner) chez les autres et y répondre le mieux possible, y compris au detriment de moi, de mes amis, de mes parents, de mes etudes.
- J'ai mis en place un fonctionnement pour attirer l'attention, être sur le devant de la scène, et ainsi combler ce vide d'amour, cette incapacité de vivre par moi, et pour moi, me mettant à vvire par les autres et pour les autres.
- En m'oubliant de la sorte, je me suis négligé, je ne me suis plus respecté, je me suis oublié.
Ai-je aussi manipulé les autres ?
En tous casa j'ai fait des choix qui n'étaient plus initiés par moi, mes envies, mes besoins, ma personne, mais par ce que je pensais que les autres désiraient. Je voulais leur plaire, les satisfaire pour garder leur affection. - ne voulant plus jamais revivre, ressentir cet abandon, je voulais être aimé, incapable de m'aimer moi-même, incapable de vivre avec moi, persuade au fond de moi que je n'étais pas "amiable", pas digne d'être aimé.
- Je me suis mis à paraître.
- Aujourd'hui, avec un abandon que je considère comme reel (depuis la tromperie et l'éloignement d'Elodie), je revis de plein fouet cette blessure, cette plaie béante en moi.
- Aujourd'hui, je dois réussir à vivre avec moi, je ne peux plus, je ne veux plus dépendre des autres, de leur regard, de leur presence. Je veux m'aimer, découvrir qui je suis, découvrir mes besoins, faire en sorte de les satisfaire, êter capable de vivre avec moi, en ma compagnie, pour être bien avec moi-même, être bien en compagnie de moi-même et être en mesure ainsi, d'être bien avec les autres, être vrai avec les autres, et ainsi les aimer et être aimé pour ce que je suis et non pas ce que je montre, car cette attitude n'est que souffrance et manqué incessant.
- Intéressant de voir que j'ai toujours tout fait pour être sur le devant de la scène :
- chanteur soliste étant enfant,
- manager pour être devant mes collaborateurs,
- leader dans toutes les activités sociales,
- maître du jeu en jdr,
- vêtements différents pour qu'on me voit...
- Intéressant aussi de voir que des choses se sont mises en place depuis que j'ai commence ma thérapie :
- Boulot : lors du choix de rester manager d'une plus grosse équipe, et la solitude de mon nouveau travail, lors du choix de dépendre des autres pour mes résultats et ne dépendre que de moi et de mon travail pour mes résultats, j'ai choisis la seconde possibilité !
- Arrêt du jdr,
- Look : changement de vêtements, je m'habille différemment...
Elle
Faut'il parler d'Elodie dans ce blog et dans cet article ?
Oui, j'en ai envie, car la comprehension de sa propre situation, me permettra, à mon avis, d'avancer aussi, et surtout d'avancer dans le bon sens, sans la polluter de ma présence et de mes questions.
- Gravement malade,
- 30-40 ans à paraître... A ne jamais être vraiment ele, à répondre aux injonctions et aux contraintes de son environnement. Elle n'a jamaias vécu par elle-même.
- Aujourd'hui, gros pétage de plomb. Elle ne sait plus, elle ne sait pas qui elle est vraiment :
- Une mère de famille sage ?
- Une fille délurée multipliant les conquêtes ?
- Une femme avec une double vie (sociale et intime) ?
- Une wonderwoman avec un super travail ?
- Aime-t-elle les pizzas ou les tartes au pommes ? Volontairement je met cet exemple extreme, mais il se peut que son mal soit si profound, qu'elle en soit à se demander qui elle est, ce qu'elle aime, pour la moindre petite chose de sa vie !
J'ai beaucoup de mal a écrire la suite, et je sais que pour le moment je le comprend et l'accepte intellectuellement. Est-ce que je l'intègre vraiment au fond de moi ? Je ne sais pas... Un peu... Contraint et force ?
- Je peux imaginer qu'elle soit maintenant à l'année 0 de sa vie. Comme une naissance. Elle va devoir grandir, intégrer comme une enfant les contraintes et les règles de la vie, grandir, se faire ses propres opinions, habitudes, faire ses propres choix et comme tout enfant, grandir, s'affirmer, s'assumer et encore faire ses choix de vie, se découvrir...
- Aimer la pizza ou la tarte aux pommes,
- Etre une mere de famille ?
- Etre une fille délurée multipliant les amants ?
- Vivre une double vie ?
- Vivre avec lui ?
- Vivre avec moi ?
- Une autre voie ?
- Comme je le disais, elle va devoir determiner si elle est bleue, rouge, jaune, verte, orange, marron, un mélange de tout cela, pour être bien dans sa vie, bien avec elle, et pouvoir faire des choix, en tenant éventuellement compte de son environnement qu'elle ne peut pas supprimer d'un coup de pensée, et être en capacité de s'aimer, et d'aimer., en comprenant que ce n'est pas par les autres, ni à travers les autres qu'elle peut vivre, mais à travers elle...
- Je pense que dans son cas particulier, cela passera par 2 axes : soigner sa dépression et faire un travail thérapeutique.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire