Il y a de fortes chances que j'ai toujours été dépendant affectif puisque cette maladie, pathologie (je ne sais encore comment qualifier cette affection) (Note du 30.09.2015 : en fait le bon terme semble être névrose) remonte à des blessures d'enfance qui ressurgissent une fois adulte. Etant donné que j'étais relativement comblé, entouré d'amis, occupé par de nombreuses activités sociales, aimé par une femme qui répondait à mes besoins, je ne ressentais aucun manque, aucun vide, aucune solitude ni aucune souffrance.
Or c'est là où la dépendance affective est insidueuse.
Un seul être vous manqué et tout s'écroule !
Un seul être vous manqué et tout s'écroule !
Tant que mes besoins d'amour et d'affection étaient satisfaits, la dépendance ne se manifestait pas. Ou tout au moins, se manifestait-elle de façon légère et j'arrivais en manipulant inconsciemment mon entourage et en le contrôlant, à satisfaire mes besoins insaciables d'être aimé.
Sauf que la vie adore nous jouer des mauvais tours.
Comme beaucoup, mon couple comportait déjà des bugs, mais nous pensions, l'un et l'autre que nous étions indestructibles et que nous pouvions nous apporter mutuellement tout ce dont nous avions besoin. Erreur !
Après 10 ans de mariage, une sorte de train-train a dû commencer à s'installer, puis nous avons fait 2 enfants et nous en avons voulu un troisième (surement une erreur, mais j'y reviendrai dans un autre article). Une fausse couche et 2 tentatives de FIV échouée plus tard, mon épouse s'est prise en pleine figure sa crise de la quarantaine, associée à l'extrême douleur psychologique de la fausse couche, à ses propres blessures d'enfance à guérir, etc, etc... Bref gros pétage de plombs, et voilà qu'elle commençe à regarder ailleurs et à s'intéresser à d'autres choses ou d'autres personnes que moi. Elle commençe à ne plus m'envoyer les signes incéssants d'amour et d'affection que je demandais depuis des années. Elle a commencé à ne plus combler ma soif d'être aimé.
Alors le manque arrivant, la dépendance affective a commencé à provoquer ses effets pervers et douloureux, m'entrainant dans les doutes les plus affreux, les remises en questions les plus extrêmes, les tentatives de manipulation pour récupérer l'affection de ma femme les plus lourdes et oppressantes pour elle, et les crises de panique, les insomnies ont débarqué.
J'ai commence à créer l'Enfer autour de moi et en moi, pour exister et devenir le centre du monde, considérant qu'il n'y a que moi qui souffre !
J'ai commence à créer l'Enfer autour de moi et en moi, pour exister et devenir le centre du monde, considérant qu'il n'y a que moi qui souffre !
Ajouté à cela la difficulté à communiquer avec Elodie, puis l'absence totale de communication et de signes de tendresse et d'affection, et me voici embarqué dans le syndrome du junkie qui n'a plus sa drogue et qui va tout faire pour avoir son shoot, s'oubliant, ne se respectant plus, ne respectant plus la liberté de l'autre, ni son intimité, réclamant sa dose d'affection, geignant sans cesse, bref, créant un enfer autour de l'être aimé, qui a donc eu d'autant plus envie de s'enfuir, sachant que déjà, sans cet enfer que je commençais à créer, sa crise de la quarantaine l'amenait à sortir, à vouloir s'amuser, être libre et indépendante, loin de l'enfermement et de la prison affective dans laquelle je l'enfermais pour avoir ma dose, combler mon besoins et calmer ma dépendance.
Cela a commencé à se mettre en place, il y a presque 2 ans et depuis la spirale infernale ne semble plus s'arrêter.
Bienvenue dans mon enfer et son enfer dans lequel je l'ai amenée !
Cela a commencé à se mettre en place, il y a presque 2 ans et depuis la spirale infernale ne semble plus s'arrêter.
Bienvenue dans mon enfer et son enfer dans lequel je l'ai amenée !
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