Hier soir, Elodie est rentrée et s'est enfermée dans les toilettes en pleurant. D'ailleurs, elle a aussi pleuré une bonne partie de la nuit. Comme tous les 15 jours depuis la "rupture de son amant", lorsque ce dernier vient sur Paris, elle vit un veritable calvaire et passe 2 jours survoltés qui se terminent par une nuit blanche de larmes et de crise intérieure.
Je sens qu'elle doit véritablement souffrir un enfer, car à la fois, elle est très "amoureuse" de cette personne, qui ne répond vraiment plus à ses attentes, à son envie débordante d'être aimée (tiens, tiens, çe me fait penser à quelqu'un [sourire]) et joue avec elle et son amitié. Mais aussi car elle ne peut rien dire à personne, surtout pas à la maison (relation secrète), donc elle doit gérer cela dans la plus grande solitude et faire bonne figure en "public".
Au premier abord, je me suis trouvé relativement désarmé face à la souffrance, la tristesse et le désarroi d'Elodie. J'ai alors bombardé ma psy de SMS pour quérir ses conseils, mais la nuit (ainsi que le travail que nous faisons ensemble depuis presque 2 ans et l'assurance que je commence à prendre) ont porté leurs fruits.
J'ai decidé que la meilleure attitude était de ne rien faire, de ne pas évoquer ses larmes, de la laisser venir vers moi si elle en sentait le besoin, et de continuer à me comporter en homme, pilier de la famille, protégeant ses enfants, fort, non-étouffant, non-oppressant.
Elodie s'est mise dans une situation excessivement compliquée, je dirai même qu'elle s'est mise dans une sacrée merde. Et j'ai parfaitement conscience (et je l'accepte) qu'elle seule pourra s'en sortir.
Je ne peux rien faire pour elle, hormis être là, si elle en a besoin, et rester fort, solide, égal à moi-même, tout en continuant mon travail personnel.
Et c'est ce que j'ai réussi à faire, assez naturellement en fait.
De cela je suis fier et je continue de me sentir bien.
Bien sûr, il est très douloureux de voir ainsi un proche souffrir, s'embourber dans une histoire mêlant mensonge, tromperie, remise en question, frustration, peur de ne pas être aimé, etc. Mais cette partie là de l'histoire n'est pas MON histoire. C'est la sienne. Je n'ai pas à intervenir, je ne le peux pas et le faire serait contre-productif.
J'ai préféré ne pas lui mettre la moindre pression, ne pas la "torturer" comme dirait ma psy, la laisser seule face à la situation.
Le matin, je me suis donc levé, j'ai dit bonjour avec le sourire car j'en avais envie, puis l'organisation de la matinée a débuté.
J'ai fait comme si je ne l'avais pas entendue pleurer toute la nuit, je ne lui ai posé aucune question. C'est elle qui m'a dit qu'elle avait pleuré au restaurant lors du diner avec ses collègues et qu'elle était sortie fumer (elle qui ne fume plus depuis 20 ans !!)
J'ai été actif, enjoué et naturel pour gérer le départ des enfants, car je sentais bien que de toutes façons, elle était au 36ième dessous et que je devais gérer le depart à l'école pour la soulager de cela.
Ca fait du bien d'être naturel...
(NB : de plus je n'ai pas fouillé, je n'ai pas gambergé, je n'ai pas trop réfléchi, j'ai agit naturellement comme une évidence... Content et ça fait du bien)
Ca fait du bien d'être naturel...
(NB : de plus je n'ai pas fouillé, je n'ai pas gambergé, je n'ai pas trop réfléchi, j'ai agit naturellement comme une évidence... Content et ça fait du bien)
Et je dois avouer être bien, dans la continuité de ces derniers jours.
A la fois car je suis convaincu d'avoir adopté la bonne attitude, ensuite car cette attitude m'a, finalement, paru naturelle et parce qu'elle concrétise un 1er lâcher-prise non-négligeable.
Ecrire cela me fait du bien, car lorsque je reviendrai lire ces mots, je pourrai constater si j'ai avancé ou pas. Et je compte bien avoir avancé encore plus et durablement.
Encore une petite victoire qui m'encourage à continuer patiemment mais surement pour que ces petits pas deviennent des pas de géant.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire