jeudi 22 octobre 2015

A propos de mes moments de "tête"

Ce matin, en me réveilant, je me suis senti comme nettoyé de plusieurs réflexions, sensations, sentiments negatifs qui entravaient mes pensées depuis plusieurs mois.
Je ne ressens plus de jalousie, je ne ressens plus de colère. Après avoir été quelques instants dans ce dialogue intérieur que j'ai régulièrement avec moi, après m'être vu à l'âge de 11 ans, je me suis senti comme si je sortais d'un liquid gluant, comme si je sortais d'une nappe de pétrole ou de boue. Les saletés ruisselaient sur ma tête, mon crâne et mon visage et j'en ressortais comme nettoyé, comme purifié de nombreuses impuretés.

J'ai alors revu plusieurs situations de ces derniers mois avec un regard très différent, comme un regard avec moins de buée, mois de parasites... Plus lucide ?
Et j'ai ressenti un besoin de justesse (oserai-je dire de justice ?) sur ces périodes où je faisais la tête.
Je regardais ces moments, en, en sortant de ce "liquide, il ne restait plus que ces moments de tête épurés des notions, de jalousie, de colère, de suspicions, d'attentes, de doutes, etc.
Près de 50% des moments où j'ai pû faire la tête, je reconnais que cette tête était dûe à de la jalousie, de la colère, ce sentiment d'abandon, de trahison, etc.
Mais une fois que ces moments négatifs et finalement inadequate sont mis de côté, il reste des moments plus purs, moins pollués :
  • Août 2014 : Vous partez en vacances avec votre conjointe, vos enfants et des amis. Vous jouez avec les enfants, vous vous occupez d'eux, pendant qu'à longueur de journée, votre conjointe discute avec sa copine. Plusieurs soir, vous vous couchez plus tôt, car vous êtes fatigué et vous profitez des vacances pour vous reposer. Alors votre conjointe vous dit : "Tu pourrais arrêter de faire ton asocial ?", "Si ça te gonfle d'être là, dis le, c'est parce que ce sont mes amis ? Ils vont penser quoi ?",
  • Septembre 2014 : juste avant de reprendre le travail après les vacances : "Moi j'ai un travail, j'ai pas que ça à faire m'occuper de la maison, toi c'est facile, t'es tout près"
  • Octobre 2014 : "J'en ai marre de vivre avec des coquilles molles, comme mon père ou toi",
  • Noël 2014 : en dehors des repas familiaux, votre conjointe reste enfermée dans la chamber et le jour du matin de Noël, alors que les enfants sont excites à l'idée d'ouvrir les cadeaux : "Vous me gonflez, j'ai envie de dormer !",
  • 4 soirs par semaine pendant plusieurs mois, votre conjointe sort en prévenant au dernier moment,
  • A de très nombreuses reprises, alors que vous lui parlez, d'un coup elle prend son téléphone, sourit, répond à un message, ou je ne sais quoi, puis passe à autre chose,
  • Février 2015 : "Je n'aime pas faire l'amour avec toi"
  • Février 2015 : alors que je fais une remarque amusée sur le fait que nous avons fait des coquineries la veille, la réponse est cinglante : "On ne fait pas l'amour, on se reproduit",
  • Mars 2015 : "J'aime des choses que je n'aimais pas avec toi, c'est comme ça, faut que tu fasses avec",
  • Moi j'ai un boulot et on me paye pour le faire. Toi t'as tout le temps que tu veux...
  • Ici, dans cette maison, ya que moi qui cours dans tous les sens,
  • J'ai découvert le plaisir seule, Je voudrai connaître d'autres homes.
Dans ces situations, oui, j'ai réagis plutôt négativement, parfois j'ai tenté d'encaisser, de ravaler ma fierté, mais beaucoup d'hommes, de conjoints, d'être humains tout simplement, n'auraient-ils pas réagit de façon plutôt contrariée ? Je connais peu de conjoints qui réussiraient à rester calme, souriant, ou à réagir posément. Ma façon de faire a été de faire la tête, oui, cela me parait légitime.
Il n'y a aucune rancoeur, aucune colère, aucune volonté de râler, car je ne fais plus la tête. Juste un désir de justesse.

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