vendredi 16 octobre 2015

De la colère à la tristesse ?

Tout est dans le titre...
C'est ce que j'ai l'impression de ressentir depuis quelques temps. Comme une sorte de bascule de la colère, à une forme de tristesse.
Je trouve cette émotion beaucoup plus douce, plus intérieure, moins brutale, moins tournée contre les autres, moins destructeur ou hostile envers moi ou les autres.
Elle est plus diffuse, elle se manifeste de façon moins brutale, plus douce, plus humaine.
Je sens une plus grande forme d'acceptation, je sens que je lâche sur certaines choses qui m'échappent, que je ne cherche plus à contrôler. Je laisse venir les choses, je résiste beaucoup moins.
je n'ai qausiment plus eu de montée de colère depuis une semaine. eventuellement quelques msecondes et encore. Depuis 3 jours, plus de colère, juste quelques montée de tristesse qui sont beaucoup plus gérables et supportables.

 
La tristesse telle que je la ressens n'est pas désagréable comme la colère que je ressentais auparavant.
Elle a surtout des consequences tout à fait palpables :
  • Je respire tellement mieux, je n'ai plus de sensations d'étouffements,
  • Je garde mes moyens lorsque je suis triste, je ne suis plus happé par la colère et "dirigé" par elle,
  • Je réfléchis beaucoup moins, je ne cherche pas à comprendre, je laisse venir,
  • J'ai de plus en plus souvent de longues périodes où j'ai "l'esprit vide",
  • Je dors mieux,
  • Je suis plus calme, plus posé, plus ouvert et aussi moins mal à l'aise dans mon corps,
  • Je travaille bien mieux,
  • Je m'intéresse à ce qui se passe autour de moi, je suis plus concenté. J'ai meme envie de faire des choses sur le moment (lire, prendre un bain, regarder la télé)
  • J'écoute les autres tout simplement, sans parler de moi, sympathiquement,
  • Lorsque la tristesse arrive, il m'est beaucoup plus facile de la contenir, de la cacher, ou de l'apaiser, car elle n'est pas brutale, violente, ou soudaine,
  • Elle est beaucoup moins présente en fréquence et en durée que la colère que je pouvais avoir,
  • Je sens que cette tristesse me rend plus humain et donc je m'intéresse beaucoup plus aux autres, j'écoute, je compaties,
  • Je ris presque tous les jours et parfois je me surprends à sourire tout seul, un sourire simple,
  • Je me sens à la fois plus vulnérable, mais plus fort car plus souple, plus délicat, plus doux, plus moi,
  • Je suis triste pour Elodie, triste de la voir souffrir, triste aussi pour nous, pour moi. Mais tout cela change mon regard sur la sitaution, etsur nous. Ca la rend tellement plus humaine à mes yeux. Je souhaiterai qu'elle aille mieux.
    Et je sens que le fait de passer de la colère à la tristesse me donne naturellement, sans forcer, plus de patience, une plus grande capacité à accepter, à comprendre (dans le sens accepter/acceuillir) et donc a un fort impact sur mon comportement :
    • Paradoxalement je souris beaucoup plus, et naturellement. Je sens que les muscles de mon visage ne sont pas les meme lorsque je souris maintenant,
    • J'ai une voix plus douce, plus mélodieuse,
    • Mon regard est plus doux aussi,
    • Mes mots, mes SMS sont différents. d'une part, je ne me prend pas la tête lorsque je reçois un message quelqu'il soit, je ne cherche pas de message caché, je ne cherche pas la petite bête, et surtout j'y répond naturellement, avec, je me rends compte à posteriori, des mots plus naturels, plus doux, plus sympathiques, plus cool,
    • J'ai l'impression de ne plus faire la tête,
  • Le quotidien est bien plus facile à supporter et j'ai le sentiment que cela change aussi la façon dont mon environnement se comporte avec moi (QUID de l'oeuf ou de la poule ? lol)
  • Je ne crains plus de me retrouver seul (normal puisque je pense moins, et que l'é"motion négative est moins brutale et violente),
  • Je ne crains plus un rejet (petit pour l'instant encore). Un rejet, un refus peut éventuellement me render triste, mais c'est tout. Il n'amène pas de colère, de ranceoeur, de reaction violente incontrôlée en moi,
  • Je prend beaucoup plus de distances vis à vis des critiques, des évènements, (plus philosophe ?),
  • 3 personnes au travail m'ont dit : on a l'impression que tu es revenue parmis nous (wouaou !!!), don't une a ajouté : depuis 1 an tu étais parti, en sommeil et là tu es revenue !
  • J'associe fortement mon enfant intérieur à l'âge de 10 mois et de 5-6 ans, à cet état. Lorque je tente d'entrer en contact et d'écouter mon Enfant Intérieur plus proche de l'adolescence, les emotions semblent moins douces, ou plus compliquées à recevoir,
Je sens maintenant comme de la compassion.
Je souhaite écouter ce chagrin lorqu'il se présente, pour tenter de percevoir ce qu'il cache.
Cette tristesse lorqu'elle surgit me met en action, là où la colère me paralysait et me faisait perdre ma lucidité.


Comme la pub : un peu de douceur dans un monde de brutes !

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