Cela m'a sauté au visage ce midi : je ne veux plus dire de mal d'Elodie, ni avoir de mauvaises pensées la concernant. La voir souffrir ainsi depuis des mois (insomnies, travail, doutes, remises en question de toute sa vie, chagrin amoureux), la voir ainsi s'accrocher à une relation où elle n'est que malheureuse, la voir n'exister que par son amant (son regard, sa presence, son avis, ses loisirs), la voir ainsi se perdre elle-même, la voir si triste, me fait mal et je ne veux plus être une cause supplémentaire de mal-être. Je souhaite au contraire lui apporter mon soutien si elle le désire, ne pas être un boulet, et lui permettre de se sentir mieux.
NB : OK, j'ai conscience que je lui ai fait un enfer, mais il ne faut pas non plus oublier que nous avons été heureux, que nous avons eu beaux moments.
Je ne souhaite plus la rendre responsable de mes difficultés, de mes problèmes. Elle ne l'est absolument pas.
Depuis hier matin (le 1er lâcher-prise : ce n'est pas MON histoire, mais la sienne), je la regarde vraiment différemment : je la vois comme un être si fragile, si perdu, qui souffre, qui souffre beaucoup, qui se bat avec bravoure et qui dépense une énergie folle à survivre.
Je la vois aussi se détruire, car elle se détruit. Elle est triste, elle boit systématiquement, elle a fumé un paquet tout un soir, elle dort mal, elle sort beaucoup et se noit intellectuellement dans des sorties ou des séries télé, incapable de lire, incapable d'exprimer ce qui lui fait envie ou lui apporte du bien-être, hormis "supplier" les autres de s'interesser à elle, incapable de s'intéresser à autre chose et elle est épuisée...
Il n'y a pas de notion de pitié, d'apitoiement. Il y a juste une notion d'empathie, je ne sais si le terme est le bon... de la sympathie ? Tout simplement (matiné de tendresse, de gentillesse, d'affection).
Beaucoup de choses négatives, noires, destructrices se sont envolées de mon intérieur... C'est très étonnant, je vois les choses, les gens, ma vie, ma famille, tellement différemment, de façon tellement nouvelle ! Et je sens que cela a un impact sur mon comportement (je suis plus calme, moins emporté, plus patient au quotidien, etc)
Peut-être est-ce l'impact de mon Enfant Intérieur, mais je m'en veux des pensées que j'ai eu, je m'en veux réellement. J'ai mal des mauvaises pensées que j'ai eu, des mots horribles que j'ai pû avoir contre elle.
Sa souffrance est tellement visible, perceptible. Elle est un être humain, elle est une belle personne. Je connais tellement de belles choses chez elle, je sais ce don't elle peut être capable en terme de courage, de force, d'effort, de résilience.
Je ne cherche pas à la sauver : elle seule le peut.
Je ne cherche pas à lui dire : regarde moi, je vais t'aider.
Je ne cherche pas à faire mienne sa douleur.
Simplement, par empathie, c'est terrible de voir un être humain, un être cher, la mère de mes enfants, mon épouse, souffrir de la sorte, se faire du mal, penser des choses aussi negatives sur elle-même, des choses fausse...
Je m'en veux tellement, je regrette tellement si je lui ai fait du mal, si j'ai pensé du mal. Avoir ainsi noircie son image dans ma tête est terrible, j'ai envie de pleurer, de hurler contre moi. Quel horrible personne je suis d'avoir pensé cela, de n'avoir pensé qu'à moi, ma douleur, ma souffrrance, d'avoir vu dans ses actes une volonté de me faire du mal.
Oui, elle s'est mise dans une merde noire avec cette relation adulterine. Mais pour tout le reste, je trouve injuste qu'elle souffre autant et pendant ce temps, moi j'ai été (moi) aussi égoïste. Fort heureusement, elle n'a pas été dans ma tête, elle n'a surement pas vu, ni entendu toutes ces choses horribles que j'ai pû penser ou imaginer. Elle a vu ce que je n'ai pas réussi à montrer et l'a lu avec sa propre grille de perception... Mais j'ai envie de lui demander, pardon, de lui crier que je regrette, que j'ai honte de moi, simplement, sincèrement.
Pourquoi faire ?
Pour être moi, car ce type, méchant, égoiste, et noir envers les autres, ce n'est pas moi. Je ne me reconnais pas dans ce comportement. J'assume et j'accepte de l'avoir été, je comprend quelques mécanismes ancrés qui m'ont conduit à réagir ainsi, mais j'ai l'impression que c'est un autre et je ne veux plus être celui-ci.
Simplement pour qu'elle soit tranquille de ce côté-là et puisse avancer vers du mieux...
J'ai conscience que je vais devoir continuer, voire redouble d'efforts, comme ces derniers jours, mais tous ces changements me motivent, car cela fait du bien. Je ne sais pas vers où cela nous mène, mais cela me fait du bien, et cela semble provoquer des effets sur mon environnement (les enfants, Elodie ?, mon travail, ma famille).
J'ai conscience aussi que les mauvaises habitudes de pensées que j'ai ne demandent qu'à m'assaillir de nouveau, ma jalousie, etc, mais ressentir ce type de pensées de remort, de honte mais aussi d'empathie et de sympathie me montre que c'est possible et que c'est à moi de les faire durer !
NDLR : étonnament, lorsque je ressens une angoisse, d'une part celle-ci est plus ténue, plus diffuse, mais surtout, elle ne se localise plus dutout au meme niveau de mon corps. Les effets physiques sont différents, plutôt localisés en dessous le sternum et non plus au niveau du coeur, de la tête, les oreilles ou du bas-ventre...
Je la vois aussi se détruire, car elle se détruit. Elle est triste, elle boit systématiquement, elle a fumé un paquet tout un soir, elle dort mal, elle sort beaucoup et se noit intellectuellement dans des sorties ou des séries télé, incapable de lire, incapable d'exprimer ce qui lui fait envie ou lui apporte du bien-être, hormis "supplier" les autres de s'interesser à elle, incapable de s'intéresser à autre chose et elle est épuisée...
Il n'y a pas de notion de pitié, d'apitoiement. Il y a juste une notion d'empathie, je ne sais si le terme est le bon... de la sympathie ? Tout simplement (matiné de tendresse, de gentillesse, d'affection).
Beaucoup de choses négatives, noires, destructrices se sont envolées de mon intérieur... C'est très étonnant, je vois les choses, les gens, ma vie, ma famille, tellement différemment, de façon tellement nouvelle ! Et je sens que cela a un impact sur mon comportement (je suis plus calme, moins emporté, plus patient au quotidien, etc)
Peut-être est-ce l'impact de mon Enfant Intérieur, mais je m'en veux des pensées que j'ai eu, je m'en veux réellement. J'ai mal des mauvaises pensées que j'ai eu, des mots horribles que j'ai pû avoir contre elle.
Sa souffrance est tellement visible, perceptible. Elle est un être humain, elle est une belle personne. Je connais tellement de belles choses chez elle, je sais ce don't elle peut être capable en terme de courage, de force, d'effort, de résilience.
Je ne cherche pas à la sauver : elle seule le peut.
Je ne cherche pas à lui dire : regarde moi, je vais t'aider.
Je ne cherche pas à faire mienne sa douleur.
Simplement, par empathie, c'est terrible de voir un être humain, un être cher, la mère de mes enfants, mon épouse, souffrir de la sorte, se faire du mal, penser des choses aussi negatives sur elle-même, des choses fausse...
Je m'en veux tellement, je regrette tellement si je lui ai fait du mal, si j'ai pensé du mal. Avoir ainsi noircie son image dans ma tête est terrible, j'ai envie de pleurer, de hurler contre moi. Quel horrible personne je suis d'avoir pensé cela, de n'avoir pensé qu'à moi, ma douleur, ma souffrrance, d'avoir vu dans ses actes une volonté de me faire du mal.
Oui, elle s'est mise dans une merde noire avec cette relation adulterine. Mais pour tout le reste, je trouve injuste qu'elle souffre autant et pendant ce temps, moi j'ai été (moi) aussi égoïste. Fort heureusement, elle n'a pas été dans ma tête, elle n'a surement pas vu, ni entendu toutes ces choses horribles que j'ai pû penser ou imaginer. Elle a vu ce que je n'ai pas réussi à montrer et l'a lu avec sa propre grille de perception... Mais j'ai envie de lui demander, pardon, de lui crier que je regrette, que j'ai honte de moi, simplement, sincèrement.
Pourquoi faire ?
Pour être moi, car ce type, méchant, égoiste, et noir envers les autres, ce n'est pas moi. Je ne me reconnais pas dans ce comportement. J'assume et j'accepte de l'avoir été, je comprend quelques mécanismes ancrés qui m'ont conduit à réagir ainsi, mais j'ai l'impression que c'est un autre et je ne veux plus être celui-ci.
Simplement pour qu'elle soit tranquille de ce côté-là et puisse avancer vers du mieux...
J'ai conscience que je vais devoir continuer, voire redouble d'efforts, comme ces derniers jours, mais tous ces changements me motivent, car cela fait du bien. Je ne sais pas vers où cela nous mène, mais cela me fait du bien, et cela semble provoquer des effets sur mon environnement (les enfants, Elodie ?, mon travail, ma famille).
J'ai conscience aussi que les mauvaises habitudes de pensées que j'ai ne demandent qu'à m'assaillir de nouveau, ma jalousie, etc, mais ressentir ce type de pensées de remort, de honte mais aussi d'empathie et de sympathie me montre que c'est possible et que c'est à moi de les faire durer !
NDLR : étonnament, lorsque je ressens une angoisse, d'une part celle-ci est plus ténue, plus diffuse, mais surtout, elle ne se localise plus dutout au meme niveau de mon corps. Les effets physiques sont différents, plutôt localisés en dessous le sternum et non plus au niveau du coeur, de la tête, les oreilles ou du bas-ventre...
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