jeudi 1 octobre 2015

01.10.2015 - Comment apparaissent mes poussées d'angoisse

Depuis quelques jours, lorqsu'une crise d'angoisse, une souffrance arrive, je constate que je commence à réussir à observer ce qui se passe en moi.
C'est déjà ça ?
Il me faudra compléter par d'autres observations.
Comment arrêter cela ?
Comme me dit ma psy : "Vous laissez émerger mes sensations douloureuses, vous les accueillez : OK. Mais vous faites quoi pour ne plus souffrir ?"

Elémént déclancheur

Une image sensuelle, érotique, parfois sexuelle mais peu ou simplement l'image d'un couple (de la lingerie, une jolie blonde, une forme qui m'évoque Elodie, une envie de tendresse, un bisous, se tenir la main, être dans un lieu romantique, voire un couple amoureux dans la rue, une complicité, un sourire parfois entre un homme et une femme, un centre de massage, voire meme un lieu ou une situation de partage de plaisir : concert, musique, danse...).
Le souvenir ou la vision d'un lieu relatif à mon histoire avec Elodie, ou parfois lié à son adultère (les hôtels, une certaine enseigne, une ville).
Parfois aussi j'ai l'impression que je vais chercher ces élements (facebook, site érotiques, je regarde une fille dans la rue et j'imagine Elodie, etc) comme pour déclencher volontairement l'assaut qui va venir.
Autre element déclancheur : l'attente d'une réponse qui ne vient pas. L'attente de nouvelles.
Autre élement déclancheur : le souvenir d'une phrase, d'une pensée, de mes propres réflexions lors d'un échange avec la psy, avec un ami, ou seul, un simple souvenir d'une phrase qui me pose problem (Maintenant, elle a de l'expérience ; sa réponse à ma lettre, Pourquoi tu me harcèles avec tes questions, etc), en gros le souvenir d'un détail qui resort de ma mémoire et qui me derange...
Généralement, cela se produit le matin entre 3h00 et 6h00 du matin, ou bien l'après-midi vers 16h30.

Mise en route

L'élément déclancheur m'évoque Elodie. Je me mets alors à penser à elle, à ce que nous n'avons plus comme contacts (contact de nos mains, de nos peaux, contact visual, sourire, complicité, intimate ?) comme partage.
En parrallèle, des pensées fugaces et de plus en plus fortes commencent à débarquer et s'imposent. Elles montrent ce que Lui a eu avec Elodie. Elles montrent ce qu'Elodie a pû découvrir, ressentir, je me mets à l'imaginer portant cette lingerie, je commence à l'imaginer tenant les mains d'un homme.
Ou bien, aussi, je commence à avoir envie de ce partager, de cet échange, de ce contact, et je ressens le vide immense, l'abyme qui s'est creusé entre nous physiquement, psychiquement.

La machine s'emballe

Alors la machine à pensées infernales s'emballe.
Je ne pense plus qu'à des choses negatives.
Plus jamais je ne connaîtrais cela avec elle (ni avec une aute d'ailleurs), plus jamais je ne pourrai découvrir telle ou telle chose, ressentir ces moments de bien-être.
Elle ne m'aime plus, je suis seul.
Puis je me met à regretter mes attitudes, je me met à regretter ce que j'ai fait, ou omis de faire et qui a conduit à la situation actuelle, à l'enfer dans lequel je l'ai mise et qui l'a éloigné de moi. C'est ma faute. Regrets... Ma vie est foutue, et en plus à cause de moi.
Des souvenirs de mots durs qu'Elodie a pû me dire remontent alors.
Des souvenirs de mes erreurs aussi.
Je revis presque réellement ces moments de malaise/distance douloureuse que je ressens (ou que je crois percevoir) très fortement lorsque nous sommes seuls Elodie et moi.
Tout s'entremêle : les images ou sensations "déclencheurs", les images de ce que nous n'avons, ou n'rrivons plus à avoir, les images de l'autre éventuellement si il était impliqué dans la mise en route, ma nullité, l'impasse de la situation.
Je commence alors à desespérer, à perdre espoir d'une issue dans laquelle nous nous retrouvons.
Les effets physiques apparaissent : sensation d'étouffement, de difficulté à respirer, les acouphènes deviennent plus forte, mon coeur bat plus vite, j'ai parfois des bourdonnements dans la tête, les membres lourds, difficulté de concentration sur le monde extérieur.
Le manque est là.

Et ça continue

Les effets physiques continuent. Je tourne en boucle, je ressasse.
Les pensées les plus noires sont dominantes.
La sensation, la peur, la terreur de l'abandon est installée.
La tristesse m'envahit.
Les pensées deviennent toxiques (elles l'étaient déjà mais leur toxicité me semble augmenter à ce moment) : la colère n'est pas loin. Elle passe d'une colère contre moi, à une colère contre Elodie, à une colère contre moi, etc... Nous devenons des personnes vilaines, horribles. moi alternant la victime et le salaud, elle plutôt le bourreau. Dans ces moments, je ne la vois tellement changée par rapport à la personne que j'ai connue. J'ai du mal, dans ces moments, à percevoir une Elodie qui souffre. Elle a changé, elle a changé sans moi, elle n'est plus la même, je ne la reconnais plus dutout, elle deviant une étrangère, elle doit me détester, je n'existe plus pour elle, je suis inutile, je suis nul, je me déteste, etc, etc, etc...
Amertume.
J'ai alors envie d'aller fouiller (Pour quoi ? Pour me rassurer ?). Si on me parle, je suis distant, ou cynique.
Même si je suis occupé à faire autre chose (reunion, travail, etc), le processus reste en arrière fond et je me sens comme dissocié. Une partie de moi qui montre un semblant de travail, presque mécanique, un semble de discussion lointaine. Et une autre partie, active qui se bat ou subit la machine infernale.
Je construis des scenario tous plus destructeurs et négatifs les uns que les autres. Mes bonnes resolutions, mes affirmations, les phrases qui peuvent me rassurer sont trop loin et je n'arrive pas à les mobiliser pour me sortir du tourbillon. Je ne pense meme pas à les mobiliser. Et si par hazard, cela se produit, je n'arrive pas à les ramener sur le devant de ma pensée pour repousser les enchainements de pensées negatives.

Comment j'en sors ?

Je ne sais pas trop comment cela s'arrête.
Généralement, cela commence à s'apaiser lorque je réussis à occupier fortement mon esprit, mais même dans ces moments, il y a de nouveaux assauts qui se presentment.
Si j'arrive à me concentrer sur autre chose, parfois les éléments déclencheurs me reviennent en tête et une nouvelle vague menace de m'assaillir de nouveau.
Parfois c'est dans l'utilisation des tchat érotiques ou pornographiques où je joue un rôle que j'arrive à détourner mon attention. Mais je ne veux plus y aller. Cela fait plusieurs jours que je n'y suis plus allé et je sais que ce n'est pas une solution, au contraire, cela accroît mon auto-destruction, la perte d'estime de moi, etc. 2 raisons pour ne plus y aller.
Puis comme le flux et le reflux, cela s'éloigne, et je reprend progressivement le contrôle, mais je dois réussir à me concentrer fortement et sans discontinuer pendant un certain temps sinon la rechute est proche.
Ces temps-ci les attaques d'angoisse sont plus rares et plus courtes, mais non moins intenses.
J'en ai 1 ou 2 par jour, qui durent 1 ou 2 heures et non plus la journée entière.
Cependant, je reste fragilisé pendant un certain temps après, et je redoute de me retrouver seul, j'ai besoin de la présence des autres, de mes béquilles (amis, psy ?), un besoin d'être rassuré ?

Une fois calmé, je réussi à revoir Elodie comme une belle personne, qui souffre.
Je retrouve la patience et la force d'attendre et de travailler sur moi.
Je reprend conscience en quelque sorte de la situation de façon plus claire, plus rationnelle, je retrouve un peu d'espoir, je peux de nouveau me concentrer sur une chose et être pas trop mal, parfois être bien ?

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